Installation

R-A-J est une cellule activée par un groupe qui n’est plus…
R-A-J aurait pu voir le jour si…
Il reste des traces de sa présence passée, un écho dans un lieu délaissé…
Quelles ont été leurs intentions ?
On ne le saura jamais…
On ne peut que supposer, deviner…
Imaginer ce projet de révolution totale totalement avorté…

Inspirées par le voyage d’Émile Guimet, par la vivacité du trait et la tendresse du regard de Félix Régamey, les performances des différents artistes s’attachent à revisiter les archives visuelles et sonores avec un regard contemporain et poétique. Le temps d’une soirée, le musée crée des espaces de rencontres, d’échanges et de découvertes. Par une expression artistique collective, les artistes portent un nouveau regard sur le musée, son histoire et ses archives. Le label Tsuku Boshi invite des musiciens de différentes nationalités à participer à la création d’une grande fresque sonore composée à partir des archives sonores du musée. Une station d’écoute des disques 33t issus de la collection du musée (sous réserve) et un acousmonium de la compagnie Alcôme baignent les visiteurs dans les archives sonores du MNAAG.

Avec : AKM, Meryll Ampe, Armando Balice, Julien Beau, Ludwig Berger, Daniel Cabanzo, Thomas Carteron, Chra, Maria Costa, Tomoyoshi Date, dZouLia, Laurent Fairon, Livia Giovaninetti, Cyril Gourvat, Hippies wearing muzzles, Hogo, Masashi Isai, Kassel Jaeger, Yamori Kota, Philippe Lamy, Vincent Laubeuf, Nicolas Marty, Mokuhen, Nicolas Montgermont, Asako Miyaki, Ocean Viva Silver, Mika Oki, Gaetan Parseihian, Audrey Poujoula, Fabio Perletta, Paul Ramage, Maylis Raynal, Sebastien Roux, Alexandra Spence, Sustained Memories, Hideki Umezawa, Valerie Vivancos, Francois Wong, Philippe Zulaica

INTERCAL est proposée comme une mission qui cherche à valoriser le potentiel de la Sorbonne, architecture et culture confondue, la programmation de l’événement réunira des artistes qui engageront un véritable dialogue entre le lieu, leur art et le public. INTERCAL est un espace médian, une cartographie sonore et visuelle, à destination d’un espace cible. Le projet a pour ambition d’introduire les nouvelles pratiques émergentes, en lien avec les nouvelles technologies, au cœur de la Sorbonne. Prenant comme source d’inspiration la Sorbonne et son histoire, comme outils les nouvelles technologies de création numérique, et comme axe de travail « l’hantologie résiduelle* », les artistes invités, auront pour mission de créer des œuvres en dialogue avec un espace donné, de proposer une nouvelle lecture, appréhension, perception des lieux investis. L’intervention consiste dans la possibilité de fixer le phénomène sonore, de le désarchiver et le restituer sous une autre forme. Les sons fixés comme parti pris des choses. Prenant pour matière principale « Les Archives de la parole* » et des enregistrements de discours effectués au grand amphithéâtre, ces matières seront manipulées et détournées selon les œuvres et espaces occupés. Les arts numériques mobilisent aussi bien leurs artistes et leurs lieux de production/diffusion autour des questions de valorisation des pratiques à destination de tous. Parcours artistiques au sein de la Sorbonne, le propos d’INTERCAL est d’investir l’espace en sélectionnant des points d’ancrages qu’il valorise et met en scène, ces œuvres « hantologiques » agissent comme des médiums, contribuant à une nouvelle perception de l’histoire de la Sorbonne, proposant une nouvelle « relation » (artistique) avec son entourage contemporain, invitant le spectateur-auditeur à s’approprier ce lieu et ces spectres du passé.