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A l’occasion du centenaire du “Sacre du Printemps” d’Igor Stravinsky, Julien Beau, compositeur de musiques électroacoustiques, a décidé comme hommage de réadapter cette oeuvre majeure avec des objets sonores personnels et en osmose avec la forme musicale d’origine. Nous voici donc devant ce postulat de création et de re-création, où Julien me demande d’en assurer la chorégraphie et de m’investir en tant que danseuse soliste. Moi, Georgette Kala-Lobé, née en Afrique et française de double culture, j’ai cherché la trace, le chemin buissonnier pour m’approcher de l’oeuvre de Stravinsky. Je me suis souvenue de cet étrange et mystérieuse citation du poète Arthur Rimbaud “je suis un nègre”. Que signifiait dans la bouche du fulgurant poète de Charleville ses mots qui sonnent comme une sentence ? Sans doute que tout acte de création,de tentative de langage nouveau est porteur de singularité mais également d’universel. J’ai donc décidé d’habiller ce “Sacre” d’une tunique imaginaire de feuilles et de fibres des habitants de la grande forêt; d’intercaler entre les sons de Julien Beau des chants qui me parlent et me ressemblent. Je me suis souvenue de cette magnifique musique slavonne où des moines chantent la naissance, la mort et la transfiguration du Christ et j’ai cherché un équivalent de spiritualité dans notre terre africaine. Il y a les chants traditionnels des griots dont certains ont des accents très purs, très “hors commerce”. Mais bien plus encore j’ai pensé à la polyphonie pygmée. Quand chantent les petits hommes de la forêt pour honorer les esprits, il se dégage une atmosphère sacrée qui par bien des côtés est équivalente aux plus belles musiques occidentales. C’est sans doute pour cela que l’âme du “nègre Rimbaud” traine encore sur notre terre africaine, qu’elle n’a pas fini de “tendre des guirlandes et des chaines d’or d’étoiles à étoiles” et de danser.

Stravinsky Nègre : solo – 35 mins

http://stravinskynegre.wordpress.com

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Communication

signes d'automne 2013

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anastasia bolchakova
Les 
installations processuelles de la plasticienne russe ANASTASIA BOLCHAKOVA ont pour objet de montrer l’art en son sens évolutif. Il s’agit de fédérations éphémères de matière-CRÉATION évoluant dans un temps et un contexte donné et ce, à la vue d’un public pouvant s’impliquer. L’évolution du processus se nourrissant de multiples collaborations entre artistes, le travail se conçoit également comme une fédération d’énérgies-CRÉATION qui s’incarnent dans les installations. Les installations processuelles sont une forme de communication sur et avec ce qui relie. Avec JULIEN BEAU compositeur et vidéaste, une collaboration processuelle s’est mise en place progressivement. Ensemble, les deux artistes veulent donner à voir, à sentir, à entendre et à imaginer l’énergie en mouvement, celle qui relie les éléments entre eux tout en les transformant sans cesse.  Un dispositif au travers duquel quelque chose se meut…