Sam 3 Fev 2018 – MNAAG Paris

AKM
Meryll Ampe
Armando Balice
Julien Beau
Ludwig Berger
Daniel Cabanzo
Thomas Carteron
Chra
Maria Costa
dZouLia
Laurent Fairon
Livia Giovaninetti
Cyril Gourvat
Hippies wearing muzzles
Hogo
Masashi Isai
Kassel Jaeger
Yamori Kota
Philippe Lamy
Vincent Laubeuf
Nicolas Marty
Mokuhen
Nicolas Montgermont
Asako Miyaki
Mika Oki
Gaetan Parseihian
Audrey Poujoula
Fabio Perletta
Paul Ramage
Maylis Raynal
Sebastien Roux
Alexandra Spence
Hideki Umezawa
Valerie Vivancos
Francois Wong
Philippe Zulaica

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A l’occasion du centenaire du “Sacre du Printemps” d’Igor Stravinsky, Julien Beau, compositeur de musiques électroacoustiques, a décidé comme hommage de réadapter cette oeuvre majeure avec des objets sonores personnels et en osmose avec la forme musicale d’origine. Nous voici donc devant ce postulat de création et de re-création, où Julien me demande d’en assurer la chorégraphie et de m’investir en tant que danseuse soliste. Moi, Georgette Kala-Lobé, née en Afrique et française de double culture, j’ai cherché la trace, le chemin buissonnier pour m’approcher de l’oeuvre de Stravinsky. Je me suis souvenue de cet étrange et mystérieuse citation du poète Arthur Rimbaud “je suis un nègre”. Que signifiait dans la bouche du fulgurant poète de Charleville ses mots qui sonnent comme une sentence ? Sans doute que tout acte de création,de tentative de langage nouveau est porteur de singularité mais également d’universel. J’ai donc décidé d’habiller ce “Sacre” d’une tunique imaginaire de feuilles et de fibres des habitants de la grande forêt; d’intercaler entre les sons de Julien Beau des chants qui me parlent et me ressemblent. Je me suis souvenue de cette magnifique musique slavonne où des moines chantent la naissance, la mort et la transfiguration du Christ et j’ai cherché un équivalent de spiritualité dans notre terre africaine. Il y a les chants traditionnels des griots dont certains ont des accents très purs, très “hors commerce”. Mais bien plus encore j’ai pensé à la polyphonie pygmée. Quand chantent les petits hommes de la forêt pour honorer les esprits, il se dégage une atmosphère sacrée qui par bien des côtés est équivalente aux plus belles musiques occidentales. C’est sans doute pour cela que l’âme du “nègre Rimbaud” traine encore sur notre terre africaine, qu’elle n’a pas fini de “tendre des guirlandes et des chaines d’or d’étoiles à étoiles” et de danser.

Stravinsky Nègre : solo – 35 mins

http://stravinskynegre.wordpress.com

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