From patrimoine

Nocturne / Musée Guimet

Sam 3 Fev 2018 – MNAAG Paris

AKM
Meryll Ampe
Armando Balice
Julien Beau
Ludwig Berger
Daniel Cabanzo
Thomas Carteron
Chra
Maria Costa
dZouLia
Laurent Fairon
Livia Giovaninetti
Cyril Gourvat
Hippies wearing muzzles
Hogo
Masashi Isai
Kassel Jaeger
Yamori Kota
Philippe Lamy
Vincent Laubeuf
Nicolas Marty
Mokuhen
Nicolas Montgermont
Asako Miyaki
Mika Oki
Gaetan Parseihian
Audrey Poujoula
Fabio Perletta
Paul Ramage
Maylis Raynal
Sebastien Roux
Alexandra Spence
Hideki Umezawa
Valerie Vivancos
Francois Wong
Philippe Zulaica

www.guimet.fr

NUIT BLANCHE 2014


INTERCAL est proposée comme une mission qui cherche à valoriser le potentiel de la Sorbonne, architecture et culture confondue, la programmation de l’événement réunira des artistes qui engageront un véritable dialogue entre le lieu, leur art et le public. INTERCAL est un espace médian, une cartographie sonore et visuelle, à destination d’un espace cible. Le projet a pour ambition d’introduire les nouvelles pratiques émergentes, en lien avec les nouvelles technologies, au cœur de la Sorbonne. Prenant comme source d’inspiration la Sorbonne et son histoire, comme outils les nouvelles technologies de création numérique, et comme axe de travail « l’hantologie résiduelle* », les artistes invités, auront pour mission de créer des œuvres en dialogue avec un espace donné, de proposer une nouvelle lecture, appréhension, perception des lieux investis.

info

De botanica sonorum / Rossolis

De botanica sonorum
Rossolis

 

 

Musique et paysages sonores composés par Julien Beau
Texte et voix de Stéphane Bataillon

En référence à l’oeuvre majeure “De natura sonorum” du compositeur Bernard Parmegiani, ce titre évoque un souhait de rendre hommage de la manière la plus poétique qui soit à la nature et plus précisément à la botanique, sciences des végétaux. En croisant le travail et les découvertes des célèbres explorateurs et chercheurs Philibert Commerson et Pierre Schaeffer, nous remarquons bien la similitude de chacun à vouloir répertorier des espèces, des familles de « matières » qu’elles soient végétales ou sonores. Il est temps aujourd’hui de renouer avec notre authentique perception du monde, les liens qui nous unissent entre notre héritage, notre évolution et notre mémoire collectives. Elle a toujours inspiré les arts, la peinture et la musique. Elle s’est progressivement isolé de notre société moderne au lieu de faire corps avec cette dernière.

Décontextualiser la matière vivante est aussi la meilleure façon de la connaître, de l’étudier et de la percevoir au plus juste, au plus près, ce que n’ont cessé de faire les grands personnages de notre Histoire.

A titre expérimental, nous avons choisis une espèce carnivore et protégée trouvant refuge dans les tourbières du Limousin, la droséra ou rossolis (la rosée du soleil). Ce sont « des plantes ornementales à sphaines rougeâtres et qui vivent dans des milieux humides, pauvres et acides. Elles sont sensibles aux excitations mécaniques et chimiques. Elles portent des poils glanduleux, parfois irritables, sécrétant des substances mucilagineuses qui attirent et engluent les insectes. Les insectes ainsi piégés peuvent ensuite être digérés par des enzymes protéolytiques ».

Phonographie d’un paysage avec ces sonorités qui lui sont habituelles, à savoir le « silence habité » et l’ambiance d’une forêt qui dévoile sa faune et sa flore, ce portrait sonore se précise avec l’arrivée progressive de nouveaux éléments comme le gazouillement ou autres phénomènes évoquant la forte présence de l’eau, de mousses et d’insectes. Cette soudaine tension obtenue par la juxtaposition de ces figures sur fond attire notre écoute vers une échelle plus précise, comme la lumière qui nous est indispensable pour discerner les formes. L’utilisation de sons purs comme la synthèse par modulation de fréquences symbolise ici l’arrivée d’une luminosité accrue. Cette métaphore est censée décrire au soleil, le mucilage (qui) permet à la feuille de briller comme si elle était recouverte de rosée ou de nectar et ainsi attirer les insectes vers le piège.

theorbitradio.wordpress.com

http://hortensefestival.tumblr.com

Création / Stravinsky Nègre

 

To celebrate the hundredth anniversary of the creation of Igor Stravinsky’s Rite of Spring, Julien Beau, composer of electroacoustic music, and myself, Georgette Kala-Lobé, dancer-choreographer, resolved to put together a performance freely inspired by « Le Sacre », as an homage to both Stravinsky and his interpreter, Vaslav Nijinsky. Myself, Georgette Kala-Lobé, French born in Africa, with that double culture of mine, I have tried to find the best wandering path to come close to Strawinsky’s work. While so doing, the mysterious line of Arthur Rimbaud came to my mind: « je suis un nègre/ I am a negro ». What did the dazzling poet of Charleville mean by those words which sound definitive? Probably that any creative act, any attempt at a new language hold a singular as well as a universal meaning. I accordingly set to robe this « Sacre » into a fantasy tunic made of the dead leaves and fibers familiar to those who dwell in the big forest; and to intersperse among Julien’s sounds the songs that speak to me, to which I feel I look much like. The memory of that magnificent Slavic music has inspired me, the music through which monks sing the birth, death and resurrection of Christ, and I have looked for a similar sense of spirituality on our African soil. There are the « griots » traditional songs, some of which very pure and devoid of any commercial touch. The pygmies’ polyphony has attracted me even more: when the small inhabitants of the forest sing to praise the spirits, a holy atmosphere emerges which sounds in many ways like the best polyphonies of the West. Hence the likely reason why the soul of « Rimbaud the negro » still wanders on our African soil, and keeps indeed to » I have stretched ropes from bell-tower to bell-tower; garlands from window to window; chains of gold from star to star, and I dance. ».

Design / Topophonie

topophonie

Et si la cartographie sonore révélait l’invisible…

Rencontre au Cube Mardi 19 Juin de 9h30 à 12h dans le cadre de Futur en Seine

Animée par Philippe LangloisRoland Cahen et Philippe Perennez

 

topophonie

 

Son géolocalisé, carte interactive des bruits, environnements sonores augmentés etc.

Après les développements spectaculaires de la cartographie interactive multimédia et de la géolocalisation de l’information, la navigation sonore va-t-elle encore révolutionner notre perception et nos représentations du monde?

Pour Gilles Deleuze, « La carte est ouverte, elle est connectable dans toutes ses dimensions, démontable, renversable, susceptible de recevoir constamment des modifications. On peut la concevoir comme une œuvre d’art, la construire comme une action politique ou comme une médiation ».

Créateurs, designers, chercheurs, cartographes sont invités à présenter brièvement leurs réalisations et débattre autour de cette thématique.

 

 

Programme :

 

• Présentation et état des lieux de la cartographie sonore

 

• Naviphonie : une application et une collection de prise de sons de ville pour la cartographie sonore

Thomas Derambure – cartographe géomaticien société Navidis

Julien Beau – Compositeur et artiste sonore acousmatique, réalisateur vidéo et des installations plastiques.

• Cartographie sonore d’un événement artistique urbain

Laure Garreau – Designer diplômée de l’ENSI-Les Ateliers exerce aujourd’hui une activité de designer d’interaction dans l’industrie du web, liant usage, interaction et architecture d’information. Collabore au programme de recherche sur les Cartes sonores, en partenariat avec Navidis et ParisDesignLab (ENSCi les Ateliers).

• Cartographie sonore pédagogique d’un lieu historique

Claire Lavenir – diplomée de l’ENSCI, designer IHM à Intactile design (34), collaboration sur le projet de recherche Topophonie.

 

• Quelles approches de la cartographie et des paysages sonores dans l’enseignement de la géographie ? Etat des pratiques et perspectives de recherche.

Sylvain Genevois – Agrégé d’histoire-géographie – Maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université de Cergy-Pontoise (IUFM de Versailles)

 

• Cartographie sonore d’un collège : retour d’expérience sur la tentative de création d’une carte du son et des bruits dans un établissement scolaire.

Jérôme Staub – Professeur d’histoire-géographie à la cité scolaire JB Darnet (87), professeur associé à l’IFE-ENS Lyon, groupe Eductice-S2HEP.

 

•  www.ecouterparis.net un parcours  multimédia ludique et poétique à la découverte du patrimoine sonore urbain… qui dessine une nouvelle cartographie de la capitale…

Monica Fantini, réalisatrice sonore / co-auteur d’ « Ecouter Paris »

Réalisatrice et productrice à Radio France Internationale (RFI) et France Culture, Monica Fantini conçoit et anime également des ateliers de création sonore et d’éveil à l’écoute à la Cité de la musique. Avec le collectif l’atelier du Bruit elle réalise des portraits sonores de migrants et des outils pédagogiques pour faire connaître l’histoire de l’immigration à travers l’écoute

Rencontre proposée dans le cadre de Futur en Seine 2012 et organisée par l’ENSCI les Ateliers, Le Cube et la société Navidis.

Le Cube – 20 – cours saint-Vincent – 92190 Issy-les-Moulineaux – Plan d’accès sur http://www.lecube.com