Cet été, les enfants et les adolescents vont pouvoir découvrir le patrimoine architectural de la forteresse de Salses à travers une radio expérimentale. Les tours à signaux, les galeries de communication, les voies de circulation de la forteresse de Salses sont primordiales dans cet ouvrage militaire. Ainsi, la Radio Forteresse permettra aux enfants de diffuser leurs créations sonores conçues lors des ateliers.

Laura Ruiz et Julien Beau expérimentent à la forteresse de Salses.

Dates de l’action : Du 21 juillet au vendredi 1er août 2014

Public : 96 enfants et jeunes de 8 ans à 15 ans, soit 24  par séjour, venus d’au moins deux structures éducatives différentes afin de favoriser la mixité sociale et la rencontre entre les enfants et les jeunes.

A l’initiative de la DRAC-LR et des partenaires institutionnels, les actions « Portes du Temps » ont vu le jour grâce aux différents porteurs de projets, issus principalement de l’éducation populaire, implantés sur divers territoires en Languedoc-Roussillon.

http://radioforteresse.wordpress.com

http://lesportesdutemps.culture.gouv.fr/lieux/forteresse-de-salses

De botanica sonorum
Rossolis

 

 

Musique et paysages sonores composés par Julien Beau
Texte et voix de Stéphane Bataillon

En référence à l’oeuvre majeure “De natura sonorum” du compositeur Bernard Parmegiani, ce titre évoque un souhait de rendre hommage de la manière la plus poétique qui soit à la nature et plus précisément à la botanique, sciences des végétaux. En croisant le travail et les découvertes des célèbres explorateurs et chercheurs Philibert Commerson et Pierre Schaeffer, nous remarquons bien la similitude de chacun à vouloir répertorier des espèces, des familles de « matières » qu’elles soient végétales ou sonores. Il est temps aujourd’hui de renouer avec notre authentique perception du monde, les liens qui nous unissent entre notre héritage, notre évolution et notre mémoire collectives. Elle a toujours inspiré les arts, la peinture et la musique. Elle s’est progressivement isolé de notre société moderne au lieu de faire corps avec cette dernière.

Décontextualiser la matière vivante est aussi la meilleure façon de la connaître, de l’étudier et de la percevoir au plus juste, au plus près, ce que n’ont cessé de faire les grands personnages de notre Histoire.

A titre expérimental, nous avons choisis une espèce carnivore et protégée trouvant refuge dans les tourbières du Limousin, la droséra ou rossolis (la rosée du soleil). Ce sont « des plantes ornementales à sphaines rougeâtres et qui vivent dans des milieux humides, pauvres et acides. Elles sont sensibles aux excitations mécaniques et chimiques. Elles portent des poils glanduleux, parfois irritables, sécrétant des substances mucilagineuses qui attirent et engluent les insectes. Les insectes ainsi piégés peuvent ensuite être digérés par des enzymes protéolytiques ».

Phonographie d’un paysage avec ces sonorités qui lui sont habituelles, à savoir le « silence habité » et l’ambiance d’une forêt qui dévoile sa faune et sa flore, ce portrait sonore se précise avec l’arrivée progressive de nouveaux éléments comme le gazouillement ou autres phénomènes évoquant la forte présence de l’eau, de mousses et d’insectes. Cette soudaine tension obtenue par la juxtaposition de ces figures sur fond attire notre écoute vers une échelle plus précise, comme la lumière qui nous est indispensable pour discerner les formes. L’utilisation de sons purs comme la synthèse par modulation de fréquences symbolise ici l’arrivée d’une luminosité accrue. Cette métaphore est censée décrire au soleil, le mucilage (qui) permet à la feuille de briller comme si elle était recouverte de rosée ou de nectar et ainsi attirer les insectes vers le piège.

theorbitradio.wordpress.com

http://hortensefestival.tumblr.com

EP-13102013-LA VALISE SONORE DE ANNE MARIE COUIC_0

Remplir une valise de sons de votre ville, avez-vous déjà songé à cela ?

Faire surgir les sons qui ont bercé votre enfance, l’avez-vous déjà imaginé ? A Paris, depuis le jardin du Luxembourg, le poète Stéphane Bataillon nous envoie sa « valise sonore ».

Pour accédez au site de Stéphane Bataillon : cliquer ici

Les ambiances sonores du jardin ont été enregistrées par le compositeur Julien Beau

Et vous ? Où que vous soyez dans le monde, vous pouvez participer à l’écriture radiophonique de la ville sonore. Si vous souhaitez remplir votre valise de sons pour l’envoyer sur les ondes de RFI, écrivez votre liste ou envoyez vos sons à Monica Fantini à l’adresse suivante : ecouterlesvilles@rfi.fr

http://www.rfi.fr/emission/20131124-ecouter-paris-valise-sonore-stephane-bataillon

rfi

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A l’occasion du centenaire du “Sacre du Printemps” d’Igor Stravinsky, Julien Beau, compositeur de musiques électroacoustiques, a décidé comme hommage de réadapter cette oeuvre majeure avec des objets sonores personnels et en osmose avec la forme musicale d’origine. Nous voici donc devant ce postulat de création et de re-création, où Julien me demande d’en assurer la chorégraphie et de m’investir en tant que danseuse soliste. Moi, Georgette Kala-Lobé, née en Afrique et française de double culture, j’ai cherché la trace, le chemin buissonnier pour m’approcher de l’oeuvre de Stravinsky. Je me suis souvenue de cet étrange et mystérieuse citation du poète Arthur Rimbaud “je suis un nègre”. Que signifiait dans la bouche du fulgurant poète de Charleville ses mots qui sonnent comme une sentence ? Sans doute que tout acte de création,de tentative de langage nouveau est porteur de singularité mais également d’universel. J’ai donc décidé d’habiller ce “Sacre” d’une tunique imaginaire de feuilles et de fibres des habitants de la grande forêt; d’intercaler entre les sons de Julien Beau des chants qui me parlent et me ressemblent. Je me suis souvenue de cette magnifique musique slavonne où des moines chantent la naissance, la mort et la transfiguration du Christ et j’ai cherché un équivalent de spiritualité dans notre terre africaine. Il y a les chants traditionnels des griots dont certains ont des accents très purs, très “hors commerce”. Mais bien plus encore j’ai pensé à la polyphonie pygmée. Quand chantent les petits hommes de la forêt pour honorer les esprits, il se dégage une atmosphère sacrée qui par bien des côtés est équivalente aux plus belles musiques occidentales. C’est sans doute pour cela que l’âme du “nègre Rimbaud” traine encore sur notre terre africaine, qu’elle n’a pas fini de “tendre des guirlandes et des chaines d’or d’étoiles à étoiles” et de danser.

Stravinsky Nègre : solo – 35 mins

http://stravinskynegre.wordpress.com

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signes d'automne 2013

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