“Les poupées de Népenthès” est une miniature poétique comme une boîte à musique, un conte d’espoir. On y parle de rêve et de solitude, de jeu et de rituel, d’espoir du jour et du piège de la nuit. La fleur est posée là comme une danseuse sur sa boîte à musique, attend que la nature s’éveille et se laisser dévorer. Elle espère des moments de danse, mais craint de s’arrêter devant la lisière sombre de la forêt. Elle brûle d’envie que la dernière note, lorsqu’elle ferme son piège, l’arrête face au couloir lumineux donnant vers l’horizon. Mais ce n’est pas elle qui danse, c’est une mécanique qui la dirige (piano préparé). Ce n’est pas elle qui tourne, mais le petit disque de bois auquel sont scellées ses racines. La plante fait alors le difficile apprentissage de ses limites, et tout son petit monde est remis en question. Qui l’a privera d’une danse, pour boire son élixir qui bannit les chagrins. Elle nous questionne sur la peur et le désir, sur la force de la détermination et le carcan naturel insoluble. L.G

Composé par Julien Beau (c) 2014